Series VI Band 4 · No. 447₂.

Langer Auszug

French

LANGER AUSZUG

[p. 6] Lettres de l'Auteur de la recherche de la Verité contre la defense de M. Arnaud:

[p. 30] Philosophie Chrestienne d'Ambroise Victor.

[p. 37] L'idée de l'etendue estant infinie ne peut estre une modalité de nostre esprit, comme la couleur.

[p. 48 sq.] Mons. des Cartes ne prend pas le mot d'idée pour signifier uniquement la realité objective, mais pour les pensées par lesquelles on apperçoit un homme, ange etc., c'est pourquoy il dit que les idées sont les modalitées de l'ame. La realité objective de l'infini n'est pas une modalité de l'ame.

[p. 63] Il me paroist fort dangereux de dire que la substance de Dieu n'est pas presente partout, et comme repandue par tout le monde et infiniment au delà.

[p. 76] Quand les hommes pensent à l'etendue, ils ne se peuvent empecher de la regarder que comme un estre necessaire.

[p. 78] L'etendue intelligible infinie est l'immensité de l'estre divin en tant que representatif d'une matiere infiniment etendue. Je croy que Dieu est au delà du monde par la presence actuelle de la substance.

p. 79. On confond ordinairement l'object immediat de l'esprit, ou les idées des corps, avec les corps mêmes qu'on regarde. (+ Ecce hic se explicat ut ego olim, ideam esse objectum immediatum mentis +).

[p. 82] Mons. Arnaud dit dans sa defense: j'ay veu dans la preface d'un livre que j'ay receu depuis peu de jours, intitulé le protestant pacifique, les emportemens furieux avec lesquels l'auteur, qui s'appelle Léon de la Guitonnière, s'eleve contre mes amis et moy en les traitant de partisans jurés d'une philosophie infernale, qui oste à la substance infinie de la divinité, toute grandeur et toute etendue pour en faire un point indivisible.

[p. 87] On ne voit que les corps et nullement Dieu, lorsqu'on ne voit en Dieu que ce qui represente les corps, c'est à dire lorsqu'on ne voit la substance divine, qu'autant qu'elle est representative des corps et participable des corps.

[p. 98] L'etendue intelligible est ny une substance ny la modification d'une substance, car la substance divine est incapable de modifications.

[p. 131] Le p. Malebranche soutient (contre M. Arnaud) p. 131 que la substance de Dieu est etendue par des espaces immenses, mais Dieu n'est pas dans ces espaces à la maniere des corps.

[p. 133] S. Aug[ustine] Ch. 1 du livre des Confessions refute ceux qui croyent que Dieu est repandu hors du monde dans les espaces infinis, sçavoir d'une maniere qu'une plus grande partie du corps occupe une plus grande partie de Dieu.

[p. 156] Seconde lettre que M. Arnaud dogmatise, ou apporte de nouveaux dogmes.

[p. 166] Mons. Pascal raille les Thomistes de leur pouvoir prochain qui n'a point d'effect, et Mons. Arnaud l'a approuvé. Mais il ne croyoit pas alors qu'il seroit un jour heureux d'estre à couvert à l'ombre de ce pouvoir prochain.

[p. 170 sq.] Dieu sans blesser nostre liberté par des graces ou secours invincibles, peut bien nous faire servir à ses desseins. On permet même à Mons. Arnaud de tirer des decrets divins et absolus l'efficace de la grace ou l'infallibilité de ses effects, pourveu qu'il laisse à la volonté une indifference intrinseque, en un mot pourveu qu'il accorde l'efficace à la grace comme les Thomistes avec la liberté par le moyen d'un pouvoir prochain quoyque ce pouvoir n'ait jamais aucun effect, car l'Eglise souffre qu'on soutienne ces opinions, mais on luy permettra jamais de soûtenir ce qu'il dit contre M. Mallet, qu'il ny a que les Pelagiens qui disent que les merites sont l'effect d'une grace dont nous usons bien ou mal comme il nous plaist.

[p. 176] Cependant le Concile de Trente condamne ceux qui disent, liberum arbitrium non posse dissentire si velit. (+ Mais Mons. Malebranche n'entend pas bien les choses, ce me semble. L'un n'est pas opposé à l'autre. +)

Replique à Mons. Arnaud pour la defense du livre des motifs invincibles contre son *livre du renversement de la morale et celuy du Calvinisme convaincu de nouveau par M. Le Fèvre, docteur en Theol. de la faculté de Paris.* a Lille, 1685.

Je voy qu'il insiste fort là dessus, que les Calvinistes ne tiennent pas leurs dogmes de l'inamissibilité de la grace pour essentiels à la foy. Mais cela ne fait rien à l'affaire. Ils ne laissent pas d'estre fort mauvais.

M. Jurieu le calviniste convaincu de sophistiquerie (c'est une reponse à ce livre de M. Arnaud).