FrenchMonsieur
Puisque Am Kopf der Seite von Leibniz' Hand: A Monsieur le president Cousin outre vos affaires ordinaires, vous vous estes chargé d'un travail aussi estendu, que
celuy du Journal des Sçavans, je n'ay point osé vous interrompre par mes lettres. Cependant je
vous dois des grands remercimens, et vos expressions trop favorables à mon egard que je ne
prends point à la lettre, et que je considere comme un effect de vostre genie obligeant, et de la
civilité des personnes distinguées de vostre nation envers les estrangers, m'engagent à ces mots
témoins de ma reconnoissance. J'ay pris la liberté, Monsieur, de vous envoyer de temps en temps
quelques pensées, qu'il dependra de vous d'employer dans le journal, lorsque vous le jugerés à
propos. Les dernieres contenoient une Regle de la composition des mouvemens; item une reponse
à l'objection d'un Cartesien mise dans vostre journal contre ce que j'y avois dit de la nature de la
matiere.
Je joins icy quelques errata que j'ay remarqués dans ce qu'il y a déja de moy. Quelques
uns sont du libraire ou graveur, d'autres viennent de ce que l'extrait de ma lettre a laissé
quelque obscurité. Il y en a peut estre qui viennent de moy. Cela se peut remarquer sur la fin de
l'année, si vous le jugés convenable. Car vous en estes le maistre, Monsieur, et je n'ay garde de
vous rien prescrire. Je ne pretends pas que cecy vous doive engager à une reponse. Vous
n'auriés jamais fait si vous vouliés repondre à ceux qui ont relation à vostre journal qui repond
pour vous à tout le monde.
Je suis avec zele
Monsieur