Briefwechsel zwischen Leibniz und Thomas Burnett de Kemney. 1695-1714

GerhardtGerman

Einleitung 151

1695-1714.

Der schottische Edelmann Thomas Burnett de Kemney1 kam auf einer Reise durch Frankreich, Italien, Deutschland an den Berliner Hof und begab sich mit diesem Anfangs des Jahres 1695 nach Hannover. Da hier die Succession des hannöverschen Hauses in weiblicher Linie auf den Thron Englands bereits ins Auge gefaßt war, so wurde derselbe namentlich von der Kurfürstin Sophie mit allen seinem Range gebührenden Ehren wohl aufgenommen. Dadurch, daß Burnett in Hannover längere Zeit verweilte, wurde er auch mit Leibniz bekannt, dessen Hochschätzung er gewann, da dieser in ihm einen wohl unterrichteten, besonders für die Reinheit der Religion und für die Verbesserung der Sitten eifrigst strebsamen Mann kennen lernte.2 Sie hatten Unterredungen über philosophische Gegenstände, und da Burnett für die Wissenschaften überhaupt begeistert war, so konnte es nicht fehlen, daß beide, nachdem Burnett um die Mitte des Jahres 1695 Hannover verlassen hatte, in Correspondenz blieben.

Burnett's Briefe sind eigenthümlicher Art; wenig stilisirt, gleichen sie mehr den Notizen eines Tagebuchs. Da Leibniz des Englischen nicht vollkommen mächtig war3, so wurde die Correspondenz in französischer Sprache geführt, aber Burnett schreibt das Französische wenig correct und sehr unorthographisch. Deshalb sind seine Briefe in ihrer ganzen Ausdehnung zum Druck nicht geeignet; ebenso wenig ihrem Inhalt nach, denn sie enthalten vorzugsweise nur Notizen über neu erschienene Werke, besonders auf dem Gebiet der Theologie und in den letzten Jahren über Politik. Namentlich verbreitet sich Burnett über die Bücher religiösen Inhalts, in Betreff der Philosophie bekennt er sich als Laie, und ebenso in den exacten Wissenschaften. Aus diesen Gründen sind im Folgenden nur wenige Bruchstücke aus seinen Briefen mitgetheilt.

Ein erhöhteres Interesse gewinnt die Correspondenz zwischen Leibniz und Burnett dadurch, daß letzterer in Folge der Verbindung mit Leibniz die Bekanntschaft der bedeutendsten Männer Englands macht. Durch seine Hände gehen Briefe Leibnizens an Newton und Wallis; desgleichen überschickt ihm Leibniz unter dem 7/17 März 1696 seine Bemerkungen Sur l'essay de l'entendement humain de Monsieur Lock, die er beim Durchblättern von Locke's Essay concerning human understanding gemacht hatte. Dieselben gelangten durch Burnett's Vermittelung an Locke, der aber zu einer Erwiderung nicht zu bewegen war. Bezeichnend hinsichtlich der Stellung, die die englischen Gelehrten zu den Leistungen von Ausländern einnahmen, sind die Worte Locke's, die Burnett unter dem 23. Juli 1697 an Leibniz mittheilt: Il (Locke) disoit: Il me semble, nous vivons fort paisiblement en bon voisinage avec les Messieurs en Allemagne, car ils ne connoissent pas nos livres, et nous ne lisons pas les leurs, tellement que le compte fût bien ajousté de chaque part. Wie anders Leibniz, der seine Person, wenn es die Wissenschaften betrifft, ganz bei Seite setzt und lediglich die Ermittelung der Wahrheit ins Auge faßt; er schreibt an Burnett unter dem 8/18 Mai 1697: Je ne voudrois pas que Mons Lock se portât à considerer mes remarques

dans le dessein de me satisfaire, suivant ce que vous dites, Monsieur; car je n'ay garde de vouloir luy en donner la peine. Vous m'avés demandé si vous les luy pouviés communiquer, et j'y ay consenti; s'il ne trouve pas qu'elles luy donnent sujet à des nouvelles et utiles réflexions, il faudra le prier de n'y point songer. Il faut que ce soit pour l'amour de la verité, et non pas pour l'amour de moy, qu'il y pense. - Ueberhaupt enthält die Correspondenz zwischen Leibniz und Burnett die bedeutendsten Beiträge für die Beurtheilung des Verhältnisses zwischen Leibniz und Locke. Außer den beiden bisher ungedruckten Abhandlungen, die Leibniz gelegentlich des Streites zwischen Locke und Stillingfleet, dem Bischof von Worcester, verfaßte, sind hier noch die späteren Bemerkungen in Betreff Locke's hervorzuheben. Aus seinem Briefe vom 3. December 1703 geht hervor, daß er erst durch die französische Uebersetzung von Locke's Werk auf viele Punkte aufmerksam wurde, in welchen seine Ansichten von denen Locke's verschieden sind; es heißt daselbst: On a traduit le livre de Mr. Lock en François. Cela me l'a fait relire, d'autant plus que je n'avois que l'Anglois de l'ancienne édition, et pour vous dire la verité, je remarque quantité de choses où je ne suis point de son avis. Je suis pour les lumieres innées, contre sa tabula rasa. Il n'y a pas seulement dans nostre esprit une faculté, mais encor une disposition à la connoissance, dont les connoissances innées peuvent estre tirées. Car toutes les verités necessaires tirent leur preuve de cette lumiere interne et non pas des experiences des sens qui ne font que donner occasion de penser à ces verités necessaires et ne sauroient jamais prouver une necessité universelle, faisant connoistre seulement l'induction de quelques exemples et de la probabilité pour les autres qu'on n'a point encor essayés. Mr. Lock n'est pas assés informé de la nature des demonstrations, et je remarque aussi qu'il parle cavalierement de la substance, parcequ'il n'a pas assés approfondi ce que c'est et qu'il ne demele pas assés bien les vrayes et fausses idées. Il dit des bonnes choses sur la liberté, mais il ne l'explique pourtant pas suffisamment, et ce qu'il dit de l'identité comme si elle ne consistoit que dans la self-conscentiousness, n'est pas tout à fait juste: je voudrois sur tout, qu'il n'eût point soutenu que c'est seulement par grace, c'est à dire par miracle, que l'ame est immortelle, car ce dogme n'a pas des bonnes suites. Enfin il y a une infinité de choses, où je voudrois m'expliquer tout autrement que Mr. Lock. Je trouve ses reflexions un peu trop superficielles bien souvent et sa philosophie un peu trop accommodée au goust de certaines personnes qui ne se font pas une affaire de la recherche de la verité et qui croyent trouver de la vanité par tout et se degradent eux mêmes. Cependant il faut avouer aussi qu'il y a une infinité de belles reflexions dans Mr. Lock et que lorsqu'il soutient des sentimens veritables, il les met dans un grand et beau jour. De sorte que c'est sans doute un des plus beaux livres philosophiques de ce temps. - Ferner schreibt Leibniz in dem Briefe vom 26. Mai 1706: J'ay lû le livre de Mlle Trotter. Dans la dedicace elle exhorte M. Lock à donner des demonstrations de morale. Je crois qu'il auroit eu de la peine à y réussir. L'art de demonstrer n'estoit pas son fait. Je tiens que nous nous appercevons souvent sans raisonnement de ce qui est juste et injuste, comme nous nous appercevons sans raison de quelques theoremes de Geometrie; mais il est tousjours bon de venir à la demonstration. Justice et injustice ne dependent pas seulement de la nature humaine, mais de la nature de la substance intelligente en general, et Mlle Trotter remarque fort bien qu'elle vient de la nature de Dieu et n'est point arbitraire. La nature de Dieu est tousjours fondée en raison. - Je ne demeure point d'accord, que l'Immortalité

est seulement probable par la lumiere naturelle, car je crois qu'il est certain que l'ame ne peut estre éteinte que par miracle. Je tiens aussi que l'ame n'est jamais sans perceptions, mais elle est souvent sans apperception, car elle ne s'apperçoit que des perceptions distinguées dont elle peut manquer dans un sommeil, dans une apoplexie etc. C'est ce que M. Lock n'a pas assez entendu: il n'explique pas bien l'identité. Je suis aussi d'opinion que la pensée ne peut estre conceue dans un estre qui n'a qu'etendue et impenetrabilité. Les Orientaux ne connoissent point la Metaphysique, et ils conçoivent aussi peu l'immaterialité de Dieu que celle de l'ame. Il ne s'ensuit point que l'immaterialité n'est rien, parceque des personnes qui n'ont jamais medité n'y donnent point d'abord; c'est comme si on vouloit inferer que l'incommensurabilité n'est rien, parceque peu de personnes la comprendront d'abord. - Quant à la question s'il y a des idées et verités naturelles (innatas), je crois qu'on dispute souvent de nomine. Cependant j'ay remarqué que M. Lock n'a pas assez bien approfondi l'origine des verités necessaires qui ne dependent pas des sens, ou experiences, ou faits, mais de la consideration de la nature de nostre ame, laquelle est un estre, une substance, ayant de l'unité, de l'identité, de l'action, de la passion, de la durée etc. Il ne faut point s'étonner si ces idées et les verités qui en dependent se trouvent en nous, quoyqu'on ait besoin de reflexions pour s'en appercevoir, et qu'il soit quelquesfois besoin que des experiences excitent nostre reflexion ou attention pour nous faire prendre garde à ce que nostre propre nature nous fournit. Il me semble qu'en toutes ces matieres M. Lock a raisonné un peu à la legere, quoyque je confesse qu'il dit d'ailleurs une infinité de choses belles, profondes et utiles.

Außer diesen Locke betreffenden Aeußerungen ist hervorzuheben die Stelle, wo Leibniz sich über den Unterschied zwischen seiner Metaphysik und der Newton's verbreitet, und das, was er über seine Metaphysik daselbst beibringt. Es heißt in dem Schreiben XIX: J'ay trouvé un endroit remarquable dans la replique de Monsieur Lock. C'est qu'ayant veu comment Mons. Newton explique si bien quantité de phenomenes de la nature en supposant la gravité ou attraction de la matiere à la matiere, il veut retracter ce qu'il avoit dit dans son Essay de l'entendement que la matiere n'a du mouvement que par l'impulsion d'un autre corps. Monsieur Bentley dans ses sermons a encor bien fait valoir cette belle consideration de Monsieur Newton. Comme la chose est importante, je suis bien aise de faire quelque reflexion là dessus. Feu Monsieur Hugens n'estoit pas de cet avis, cependant j'ay beaucoup de penchant à croire que ce sentiment de Mons. Newton n'est pas à mepriser, et je suis même d'avis, que la force elastique est essentielle à la matiere et se trouve par tout. Et quoyque je croye que tant la gravité que le ressort ne sont dans la matiere que par la structure du systeme et se peuvent expliquer mecaniquement ou par impulsion, neantmoins il en resulte deux choses de la maniere dont je le conçois: l'une que le systeme de l'univers est formé et entretenu par des raisons Metaphysiques de l'ordre, l'autre que chaque substance corporelle n'agit que par sa propre force et n'en reçoit jamais d'ailleurs. Pour ce qui est de la question importante, si la pensée peut estre donnée à la matiere, sur laquelle Mons. de Worcester et Monsieur Lock disputent, je crois qu'il faut bien distinguer. Dans les corps je distingue la substance corporelle de la matiere, et je distingue la matiere premiere de la seconde. La matiere seconde est un aggregé ou composé de plusieurs substances corporelles, comme un trouppeau est composé de plusieurs animaux. Mais chaque animal et chaque plante aussi est une substance corporelle, ayant en soy le principe de l'unité, qui fait que c'est veritablement une substance et non pas un aggregé. Et ce principe d'unité est ce qu'on appelle Ame ou bien quelque chose qui a de l'analogie avec l'ame. Mais outre le principe de l'unité la substance corporelle a sa masse ou sa matiere seconde, qui est encor un aggregé d'autres substances corporelles plus petites, et cela va à l'infini. Cependant la matiere primitive ou la matiere prise en elle même est ce qu'on conçoit dans les corps, tous les principes de l'unité mis à part, c'est à dire ce qu'il y a de passif, d'où naissent deux qualités: resistentia et restitantia vel inertia. C'est à dire qu'un corps ne se laisse point penetrer et cede plustost à un autre, mais qu'il ne cede point sans difficulté et sans affoiblir le mouvement total de celuy qui le pousse. Ainsi on peut dire que la matiere en elle même, outre l'etendue, enveloppe une Puissance passive primitive. Mais le principe de l'unité contient la puissance Active primitive, ou la force primitive, laquelle ne se perd jamais et persevere tousjours dans un ordre exact de ses modifications internes qui representent celles de dehors. Or de cela il resulte, que ce qui est essentiellement passif ne sçauroit recevoir la modification de la pensée, sans recevoir en même temps quelque principe substantiel actif qui luy soit adjoint: et par consequent la matiere prise à part ne sçauroit penser, mais rien n'empêche pas que les principes actifs ou d'unité qui se trouvent par tout dans la matiere et qui enveloppent déja essentiellement une maniere de perception ne soyent elevés à ce degré de perception que nous appellons pensée. Ainsi quoyque la matiere en elle même ne sçauroit penser, rien n'empêche que la substance corporelle ne pense. -

Als Burnett im Jahre 1702 in Paris sich aufhielt, wurde er, ohne jemals den Grund zu erfahren, in die Bastille geworfen. Es gelang den vereinten Bemühungen der Kurfürstin Sophie von Hannover, der Königin von Preußen und Leibnizens, ihn, nachdem er 14 Monate hindurch in strenger Gefangenschaft gehalten worden, zu befreien. Burnett kam Anfangs des Jahres 1705 über Genf durch Deutschland nach Berlin und Hannover. Unter den Leibnizischen Papieren ist noch der folgende interessante Aufsatz vorhanden, den Leibniz als eine Art Instruction für die Rückreise Burnett's und für seinen demnächstigen Aufenthalt in England entworfen hatte:

Monsieur Burnet est supplié de faire mes complimens à Brême à Monsieur de Mastricht, premier Syndic, et à M. Eggeling, Secretaire de la Republique.

A Oldenbourg il trouvera M. Heinson, Surintendant General, qui est de la Societé Royale d'Angleterre, et encor de mes amis, à qui il fera aussi mes complimens. A Groningue à Monsieur le Docteur Braunius, tres savant Theologien.

A Amsterdam à Monsieur le Clerc, à Roterdam à M. Bayle, à Leide à Mons. Volder, professeur celebre, à Roterdam à Mons. Banage (à qui il pourra donner mon memoire philosophique, où je repond à M. Bayle et à M. le Clerc, pour mettre dans l'Histoire des ouvrages des savans, s'il le trouve à propos).

Il y a aussi à Amsterdam Mons. le Bourgemaistre Witsen, à qui il aura la bonté de me recommander aussi, et à M. Case, tres habile homme, s'il en a le loisir.

En Angleterre Mons. Burnet fera mes complimens à Messieurs Newton, Cuningham, Sloane, le Docteur Th. Smith, M. Rymer, M. Tyrell, et autres personnes dont j'ay l'honneur d'estre connu, ou qui ont quelque bonté pour moy; mais sur tout à Mons. l'Eveque de Salisbury dont j'honnore le grand merite.

Il aura la bonté de me donner quelques fois des nouvelles literaires, et de mettre mes lettres sous le couvert de Mons. Gargan, Secretaire de Mad. l'Electrice, et de cette maniere il les pourra faire donner en Hollande à Mons. de Bothmar, et en Angleterre à M. de Schuz.

Burnett traf gegen Ende des Jahres 1705 in England wieder ein. Locke war bereits ein Jahr früher, im October 1704, gestorben. Vielleicht trug dies dazu bei, daß die Correspondenz zwischen Leibniz und Burnett einen wesentlich andern Charakter annahm: die Politik tritt mehr in den Vordergrund. Der letzte Brief Burnett's ist vom 23. März 1714.

Die Correspondenz zwischen Leibniz und Burnett ist nicht vollständig erhalten. Von den Leibnizischen Briefen fehlen der erste und noch manche andere. Neunzehn davon sind von Dutens, dem sie durch Dr. Sharpe mitgetheilt wurden, in dem 6. Bande der sämmtlichen Werke Leibnizens S.221 bis 293 veröffentlicht. Sie sind mit den Originalen, soweit dieselben in der Königlichen Bibliothek zu Hannover sich noch vorfinden4, von neuem verglichen und um 10 bisher ungedruckte vermehrt worden.

Luzenbourg/près de Berlin 29 Sept 1702.

Monsieur Thomas Burnet de Kemney, gentilhomme Ecossois, parent quoyque d'assés loin de Mons. l'Eveque de Salisbury, et de ce savant Burnet qui a fait un livre intitulé Theoria Telluris Sacra, avoit passé à Berlin et à Hanover il y a quelques années au retour de son voyage d'Italie. Il eut alors l'honneur de se faire connoistre de la Reine de Prusse et de Madame l'Electrice d'Hanover. Il fit aussi connoissance avec moy, et depuis il m'a souvent écrit d'Angleterre des lettres assez longues qui rouloient ordinairement sur les nouveaux livres Anglois, et ils s'attachoient particulierement à ceux qui estoient faits pour la verité de la religion et contre corruption des moeurs, en quoy il marquoit tousjours un grand zele. Pour les affaires d'Estat, il ne les touchoit que rarement et sobrement, et je n'ay jamais réconnu que son caractere estoit de //III152// s'en meler beaucoup. Le plus souvent il se plaignoit de ses incommodités et maladies; aussi paroissoit il naturellement un peu particulier et disposé à la melancolie. Il consulta non seulement les Medecins d'Angleterre, mais encor ceux d'Allemagne, et enfin il paroist que dans l'esperance de recouvrer sa santé, il a fait un tour en France un peu avant le commencement de la presente guerre. Il m'avoit écrit une lettre assez longue de Paris, où il me parloit de nouveaux livres et de ses entretiens avec les savans, et ne touchoit gueres les affaires. Je luy repondis quelques mois apres, et je crois que ma lettre luy a esté rendue avant sa prison. Mais n'apprenant rien de luy longtemps apres, je m'informay de ce qu'il estoit devenu, et j'appris enfin qu'on l'avoit mis à la bastille, que personne le pouvoit voir, mais qu'on croyoit que le sujet de son emprisonnement estoit qu'on avoit eu quelque soubçon contre luy. Peutestre même que son nom luy a fait du tort, et que l'Eveque de Salisbury ayant tousjours esté dans le parti contraire au Roy Jaques, on a cru que ce gentilhomme pouvoit avoir avec son parent des liaisons prejudiciables à la France, quoyque je sache qu'il n'avoit gueres de commerce avec cet Evecque, et qu'il n'a pas même eu son approbation en certaines choses. Il se pourroit aussi qu'il eût dit ou écrit quelque mot, qui pourroit avoir esté mal interpreté par quelque delateur.

Quoyqu'il en soit, j'oserois presque asseurer, qu'il n'a pas eu la moindre pensée de cabaler ou espionner, et qu'on le reconnoistra aisement, pourveu qu'on charge quelques personnes raisonnables du soin de l'interroger et d'approfondir son affaire. C'est ce que l'Equité demande même à l'egard des ennemis et des criminels, et cela d'autant plus que sa constitution estant tres foible, une trop longue prison pourroit la mener si loin qu'il ne pourroit point en revenir, quand son innocence sera reconnue.

  1. 1Die Briefe sind stets unterzeichnet: Burnett de Kemney.
  2. 2Nachfolgendes Schreiben Leibnizens an einen Ungenannten in Betreff Burnett's, der im Jahre 1702 in Paris als der Spionage verdächtig in die Bastille gekommen war, enthält eine Charakteristik desselben:
  3. 3Es verdient die Stelle aus Leibnizens Brief an Burnett vom 17/27 Juli 1696 hier hervorgehoben zu werden: Non obstant le jugement favorable de Mons. Bayle, dont vous me faites part, Monsieur, je reconnois assez ce qui me manque, et je n'auray jamais la vanité de croire que je puisse écrire en François sans faire des fautes. M. Bayle aura peutestre vû quelques petites pieces un peu plus chatiées qu'à l'ordinaire, et il en aura pris occasion de juger comme il a fait. Mais comme je suis obligé ordinairement d'écrire avec moins de circonspection, il m'echappe bien des fautes, dont je m'appercois après moy même. J'espere qu'on les pardonnera à un estranger qui ne cherche qu'à se faire entendre. Je souhaitterois d'avoir la même connoissance de la langue Angloise; mais n'en ayant eu l'occasion, tout ce que je puis, est d'entendre passablement les livres écrits en cette langue. Et à l'âge où je suis, je doute si j'en pourray jamais apprendre davantage.
  4. 4Vom Jahre 1705 an sind die Originale der beiderseitigen Briefe Leibnizens und Burnett's in der Königlichen Bibliothek zu Hannover sehr unvollständig vorhanden; aus den Jahren 1707 und 1708 fehlen sie sämmtlich.