Series VI Band 4 · No. 452₁.

Ex Thesibus Theologicis de Peccatis, quas in Aula majore Collegii Divionensis defendit P. Stephanus Bougot Societati Jesu Divione, die .. junii 1686

Latin

Ex Thesibus Theologicis de Peccatis, quas in Aula majore Collegii ~~Divionensis defendit P. Stephanus Bougot Societati Jesu Divione, die ... junii 1686 Thesis prima

~~~~Peccatum philosophicum~~ seu morale est actus humanus disconveniens~~ naturae rationali et rectae rationi. Theologicum vero et mortale est transgressio ~~libera divinae legis. Peccatum philosophicum quantumvis grave, in illo qui Deum ignorat vel de Deo actu non cogitat est grave peccatum sed non est offensa Dei neque peccatum mortale dissolvens amicitiam Dei, neque aeterna poena dignum. Ex aliis Thesibus P. Ignatii Jonghe Jesuitae in Belgio

Peccatum Philosophicum non meretur aeternam poenam sensus, uti nec originale, ~~quam tamen peccatum actuale mortale theologicum mereri manifestum est, non alia de causa quam quod sit malitiae infinitae. Malitiam infinitam ex eo habet quod sit gravis formalis offensio personae dignitatis infinitae cognitae qua talis. ~~Extrait des Theses Theologiques de la nature du Peché soutenues a Dijon dans le College des Jesuites par le P. Étienne Bougot au mois de juin 1686* These premiere

Le peché philosophique ou moral est une Action humaine, contraire a ce qui convient à la nature raisonnable et à la droite raison. Mais le Peché Theologique et mortel est une libre transgression de la loy de Dieu. Le peché philosophique quelque grief qu'il puisse estre estant commis par celuy qui n'a point de connoissance de Dieu, ou qui ne pense actuellement à Dieu, peut estre un peché fort grief, mais n'est une offense de Dieu ny un peché mortel, qui rompe l'amitié de l'homme avec Dieu, ni qui mérite la peine eternelle. Extrait d'une autre These du P. Ignace Jonghe Jesuite des Pays bas

Le Peché Philosophique comme aussi le peché originel ne merite pas une peine eternelle positive. Mais le peché theologique Actuel merite des peines eternelles de l'enfer; dont la raison est, qu'il a en soy une malice infinie, puisqu'il est une offense d'une personne infinie en dignité, et reconnue pour telle.