Series II Band 3 · No. 3.
LEIBNIZ FÜR FRIEDRICH BOGUSLAV DOBRZENSKY
[Hannover,] 25. Januar (4. Februar) 1695. [4.]
Dialogue effectif 25. Januar 1695
A. Je suis souvent embarassé sur la liberté de l'homme et sur l'origine du mal. On dit des belles choses là dessus aux quelles je ne sçaurois bien repliquer; mais dans le fonds elles ne me satisfont pas, et s'evanouissent bien tost après.
B. Ces choses demandent une forte meditation, et si on ne se donne l'attention necessaire, on ne sçauroit se contenter assez là dessus.
A. Le Pere Sperandio à Munic me conseilloit plus tost de ne m'y point appliquer du tout. Je luy proposay un jour mes doutes. Il me repondit avec beaucoup d'eloquence et d'une maniere fort plausible qui me reduisit au silence. Après avoir fini il me demanda, si ce qu'il avoit dit ne me paroissoit bon - je luy repondis, qu'ouy. Et bien, Monsieur, contentés vous donc maintenant, et pour avoir l'esprit en repos, ne pensés plus à cette matiere. Il est vray que je n'ay pû obeir à son conseil.
B. Il sera fort aisé à un genie mediocre de suivre le conseil de ce pere, mais non pas à une personne de vostre penetration. J'avoue, qu'on n'a point besoin de s'embarasser de ces questions subtiles, et je ne conseille à personne de s'y attacher. Mais je dis seulement, que lors qu'on a eu assez d'application pour se faire ces difficultés, on en doit avoir aussi autant qu'il faut pour en approfondir les solutions. Et quant au conseil du Pere Sperandio, je ne l'approuve point. Les réponses bonnes et solides, sont de telle nature, que plus on y pense, plus elles doivent paroistre solides; et c'est le propre des defaites, que pour s'en contenter, on doit les envisager moins qu'on peut.
A. Je vous diray donc ce qui m'embarasse. Nous sommes tous d'accord, que Dieu sçait toutes choses, et que l'avenir luy est present tout comme le passé. Je ne sçaurois remuer le bras dans ce moment, sans qu'il l'ait prevû de toute eternité. Il sçait, si je se feray un meurtre, crime, ou quelque autre peché. Et par consequent, sa prescience estant infallible, il est infallible, que je feray le peché qu'il a prevu; il est donc necessaire que je pecheray. Et il n'est pas en mon pouvoir de m'en abstenir. Ainsi je ne suis point libre.
B. Il faut avouer, Monsieur que nous ne sommes point tout à fait libres, il n'y a que Dieu qui le soit, puisqu'il est seul independant. Nostre liberté est bornée de plusieurs manieres. Il ne m'est point libre de voler comme un aigle, ny de nager comme un dauphin, parce que mon corps manque d'instrumens necessaires. On peut dire quelque chose d'approchant de nostre esprit. Nous avouons quelques fois de n'avoir pas eu l'esprit libre. Et à parler à la rigueur, nous n'avons jamais une parfaite liberté d'esprit. Mais cela n'empeche pas que nous n'ayions un certain degré de liberté, qui n'appartient pas aux bestes, c'est que nous avons la faculté de raisonner et de choisir suivant ce qui nous paroist. Et pour ce qui est de la prescience divin[e] Dieu prevoit les choses telles qu'elles sont, et n'en change point la nature, les evenemens fortuits et contingens en eux memes, le demeurent, non obstant que Dieu les a prevus. Ainsi ils sont asseurés, mais ils ne sont point necessaires.
A. Asseurés ou infallibles, n'est ce pas à peu pres la meme chose?
B. Il y a de la difference. Il est necessaire que trois fois trois font neuf et cela ne depend d'aucune condition, Dieu meme ne le sçauroit empecher. Mais un peché futur peut estre empeché, [si l'homme] fait son devoir; quoyque Dieu prevoye qu'il ne le fera point. Ce peché est necessaire parce que Dieu l'a prevu, et si Dieu ne l'a prevu, que parce qu'il sera, il sensoit, que c'est comme si on disoit: il sera necessairement supposé qu'il sera. C'est ce qu'on appelle une necessité conditionnelle.
A. Ces distinctions ne levent point la difficulté.
B. J'avoue que je n'y vois aucune. Y at-il du mal à accorder que Dieu prevoit tout? Au contraire puisque cela est, il ne serviroit de rien d'en estre faché, et meme ce seroit ne pas aimer Dieu.
A. Je suis tres content de la prescience divine, et il me deplait seulement de ne pouvoir repondre aux facheuses consequence[s] qui semblent naistre de la certitude ou necessité, qui en resulte; soit qu'on la prenne pour conditionelle, ou pour absolue; car si le peché est necessaire ou du moins s'il est prevû, et infallible que je pecheray; j'ay beau m'appliquer à l'eviter; il n'en arrivera pas moins.
B. Ces facheuses consequences n'ont point de lieu. Il y avoit un sophisme semblable chez les anciens philosophes, qu'on appelloit le syllogisme paresseux, parce qu'il concluoit, qu'il ne falloit rien faire. Car si la chose est prevue, et infallible, elle se fera sans mon travail; et si elle n'est point prevue, elle ne se fera point, quoyque je puisse faire. A cela je repond en niant, ce qu'on avance sans preuve, que la chose prevüe, se fera quoyque je fasse. S'il est prevu, que je la feray, il est prevu aussi, que je feray ce qu'il faut pour cela; et si elle ne se fera pas à cause de ma paresse, ma paresse même aura esté prevüe. Ce qu'un proverbe Allemand, dit de la mort; qu'elle veut avoir une cause, se peut dire aussi de la mort eternelle, ou de la damnation; et du peché, et de tout[e] autre chose. Ainsi comme nous ne sçavons rien de ce qui est prevu, nous ferons le nostre, sans nous arrester à la question inutile, si le succes est prevû ou non; d'autant plus que Dieu se contente de nostre bonne volonté, quand elle est sincere et ardente.
A. Ce conseil est fort bon, et revient tout à fait mon sens; mais cependant il reste tousjours la grande difficulté de l'origine du mal. Je demande l'origine des origines, et je ne me paye pas aisément des défaites ordinaires. On dit que l'homme peche parce que sa nature est corrumpue par le peché d'Adam; maisnous revenons à la meme question à l'egard d'Adam luy meme. Car d'où vient qu'il a peché. Ou pour parler plus generalement d'où vient le peché dans le monde, puisque Dieu createur du monde, est infiniment bon, et infiniment puissant? Pour rendre raison du peché, il faudroit une autre cause infinie capable de contrebalancer l'influence de la bonté divine.
B. Je puis vous nommer une telle chose.
A. Vous serés donc un Manicheen, parceque vous admettrés deux principes, l'un du bien et l'autre du mal.
B. Vous me déchargerés vous même de cette accusation du Manicheisme, quand je vous auray nommé cet autre principe.
A. Nommés le donc promtement, Monsieur, je vous en prie.
B. C'est le Neant.
A. Le Neant? Mais le Neant est il infini?
B. Il l'est sans doute. Il est infini, il est eternel, il a bien des attributs communs avec Dieu. Il comprend une infinité de choses. Car toutes celles qui ne sont point, sont comprises dans le Neant, et celles qui ne sont plus sont rentrées dans le neant.
A. Vous voulés railler sans doute; à peu prés comme un sçavant homme dont je me
souviens d'avoir vû le livre du Rien.
B. Nullement, je ne raille point. Les Platoniciens et S. Augustin même ont déja fait voir, que la cause du bien est positive mais que le mal est un defaut, c'est à dire une privation ou negation, et par consequent vient du neant, ou non-estre.
A. Je ne voy pas bien comment le neant, qui est rien, puisse entrer dans la composition des choses.
B. Vous sçavés pourtant comment dans l'Arithmetique les zero joints aux unités, font des nombres differens comme 10, 100, 1000. Et un homme d'esprit ayant mis plusieurs zero de suite mit au dessus: Unum autem necessarium. Mais sans aller si loin, vous m'avouerés que toutes les creatures sont limitées, et que leur limites, ou si vous voulés leur non plus ultra, est quelque chose de Negativ. Par exemple un Cercle est limité, à cause que l'ouverture du compas dont on se sert pour le decrire n'a pas esté prise plus grande; ainsi les bornes, ou le non plus ultra de cette ouverture determine le cercle; et il en est de même de toutes les autres choses, car elles sont bornées, ou imparfaites par le principe de la Negation ou du Neant, qu'elles renferment, par le defaut d'une infinité de perfections qui ne sont pas en elles, et ne sont qu'un Neant à leur egard.
A. Car Vous m'avouerés cependant, que tout a esté créé bon, et tel que Dieu avoit sujet de s'y complaire, comme la S. Ecriture le temoigne. Le peché originel est souvenu par après. Et c'est ce qui m'étonne, comment il a pû naistre des choses toutes bonnes.
B. Avant tout peché il y a une imperfection originale dans toutes les creatures, qui vient de leur limitation. Comme il est impossible, qu'il y ait un Cercle infini, puisque tout Cercle est terminé par sa circomference, il est impossible aussi, qu'il y ait une Creature absolument parfaite. C'est pourquoy on croit que la Ste Ecriture a voulu parler des Anges même, lors qu'elle a insinué, que parmy les ministres de Dieu, il n'y a aucun sans defaut. Il n'y avoit point de mal positif dans les creatures au commencement, mais beaucoup de perfections leur manquoient tousjours. Ainsi faute d'attention, le premier homme a pu se detourner du souverain bien, et se borner à quelque creature, et par là il est tombé dans le peché, c'est à dire d'une imperfection qui au commencement n'estoit que privative, il est tombé dans un mal positif.
A. Mais d'où vient cette imperfection originale, qui est anterieure au peché originel?
B. On peut dire qu'elle vient des Essences ou Natures mêmes des creatures. Car les essences des choses sont eternelles, quoyque les choses mêmes ne le soyent pas. Il a esté tousjours vray, que 3 fois 3 fait 9, et le sera tousjours. Pour toute l'eternité ces essences et ces verités eternelles ne dependent point de la volonté de Dieu, mais de son entendement. Par exemple les Essences ou les proprietés des nombres, sont eternelles, et immuables; et neuf est un nombre quarré, non pas parce que Dieu l'a voulu, mais parce que sa definition le porte, car il est trois fois trois, et il provient ainsi par la multiplication d'un nombre par soy même. C'est l'entendement de Dieu, qui est la source des essences, comme sa volonté est la source des choses. Et l'entendement divin, voyant les essences des creatures telles, qu'elles sont en luy, c'est à dire bornées. Il ne faut se prendre qu'à leur limitation ou bornes c'est à dire à ce qu'elles participent du neant, si elles sont imparfaites.
A. Je conviens après ce que vous venés de dire, que les creatures sont limitées par necessité, à peu prés comme le Cercle dont nous avons parlé cy dessus. Mais il semble qu'il dependoit de Dieu de les creer au moins assez parfaites pour ne pas tomber.
B. Je crois que Dieu a créé les choses dans la derniere perfection, quoyque cela ne nous paroisse pas en regardant les parties de l'univers. C'est à peu prés comme dans la musique, et dans la peinture, car les ombres et les dissonances relevent tellement le reste; et le sçavant auteur de tels ouvrages tire un si grand usage de ces imperfections particulieres, pour la perfection totale de l'ouvrage, qu'il vaut beaucoup mieux de leur donner place, que de s'en vouloir passer. Ainsi il vaut croire que Dieu n'auroit point permis le peché, ny créé les creatures dont il sçavoit qu'elles pecheroient, s'il n'avoit sçû le moyen d'en tirer un bien incomparablement plus grand que le mal qui en arrive.
A. Je souhaiterois de sçavoir quel est ce grand bien.
B. Je puis asseurer, qu'il est, mais je ne puis en expliquer le detail. Pour cela il faudroit connoistre l'harmonie generale de l'univers, au lieu, que nous n'en connoissons qu'une tres petite partie. C'est icy où l'exclamation de S. Paul a lieu, o altitudo divitiarum, lors qu'il parle avec ravissement des profondeurs de la sagesse divine, en expliquant cette meme matiere.
A. C'est pourtant une chose estrange, qu'il y a des creatures qui sont tombées, et d'autres qui se sont soutenües. D'où vient donc cette difference?
B. La difference des creatures vient originairement de leur Essences, comme je crois d'avoir déja monstré, et l'ordre des choses (dont la sagesse divine n'a pas voulu s'eloigner) demandoit cette varieté. Je vous donneray encor un exemple pris de la Geometrie, qui ne vous est pas inconnue.
A. Il est vray que cette Science fait toucher les choses, et monstre de quoy l'esprit humain est capable, s'il est mené par ordre. Mais je ne voy pas comment on y puisse trouver quelque chose qui ait du rapport à nostre matiere. Et j'auray d'autant plus de plaisir à l'entendre.
B. Les Geometres font une grande distinction, entre les lignes commensurables, et incommensurables. Ils appellent commensurables celles qu'on peut expliquer par des nombres, c'est à dire par des mesures, ou par des parties de la mesure. Mais lors qu'on ne sçauroit trouver un nombre entier ny rompu pour les exprimer, elles sont incommensurables. Par exemple s'il y avoit deux lignes, dont l'une estoit de neuf pieds, et l'autre de 10 pieds, elles seroient commensurables, car il y a une mesure commune, qui est le pied. Et si l'une estoit de 10 pieds, et l'autre de 9 pieds et d'un cinquiême d'un pied, elles seroient encor commensurables. Car le cinquiême d'un pied seroit la mesure commune, estant compris cinquante fois dans la ligne de dix pieds, et 46 fois dans la ligne de 9 pieds.
A. Cela est aisé à entendre, mais les incommensurables sont un peu plus difficiles.
B. En voicy un exemple. La racine quarrée de 2 est incommensurable avec l'unité. On appelle cela un nombre sourd, car on ne le sçauroit exprimer exactement ny par entiers ny par rompus. Et vous ne trouverés jamais un nombre entier ny rompu ny moitié entier, moitié rompu, qui multiplié par soy meme, produise le nombre 2, comme on comprendra aisement en se mettant à chercher un tel nombre.
A. Mais j'attendois des lignes incommensurables, plus tost que des nombres.
B. En voicy une, qui repond à la racine quarrée de deux. C'est la diagonale du quarré parfait: car c'est une remarque tres ancienne, que cette ligne est incommensurable avec le costé du quarré. Soit le quarré parfait ABCD, dont les costés soyent egaux entre eux, et les angles aussi, sçavoir droits; je dis que la diagonale AC, est incommensurable avec le costé par exemple avec AB.
A. Voyons en la preuve.
B. Elle est aisée. Faites un autre quarré parfait, dont le costé soit AC, la diagonale du premier quarré. Ce quarré nouveau sera ACEF, il est visible, que ce second quarré est exactement double du precedent ABCD. Car le quarré ABCD contient deux Triangles ABC, et ADC au lieu que le quarré ACEF contient quatre de ces Triangles sçavoir ADC, CDE, EDF, FDA et tous ces triangles sont egaux entre eux. Et ce qui contient une meme grandeur quatre fois, est double sans doute de ce qui ne la contient que deux fois.
A. Cela est bien visible, mais qu'en conclués vous, Monsieur?
B. Il s'ensuit que si le costé du petit quarré ABCD sçavoir la ligne AB est d'un pied; le costé du grand quarré ACEF, sçavoir AC sera la racine quarrée de deux. Car son quarré est de la valeur de deux pieds quarrés, et pour trouver son costé il faut tirer la racine quarrée du contenu, qui est 2, comme sçavent tous les Arithmeticiens. Or nous avons déja monstré, que la racine quarrée de 2 est incommensurable avec l'unité, et tout à fait inexprimable en nombres exacts.
A. Voilà qui est suprenant. Dieu ne sçauroit il trouver un nombre propre à exprimer exactement la racine quarrée de 2, ou la grandeur de la diagonale d'un quarré?
B. Dieu ne sçauroit trouver des choses absurdes. C'est comme si on prioit Dieu, de nous enseigner le moyen de partager trois ecus en deux parties egales sans fraction, c'est à dire sans dire un et demy, ou quelque chose de semblable.
A. Vous avés raison, c'est demander des absurdités indignes de Dieu; ou plus tost c'est ne rien demander. C'est ne sçavoir pas ce qu'on demande. Je voy la necessité de ce que vous dites des incommensurables, quoyqu'il passe nostre imagination. Cela nous doit faire comprendre nostre insuffisance et nostre suffisance en même temps. C'est beaucoup que nous sçavons que cela est, mais nous ne deuvons pas pretendre à sçavoir parfaitement, comment cela est. Cependant que tirerés vous de cette belle meditation des Geometres, qui se puisse appliquer à nostre question?
B. Le voicy. N'est il pas vray, que si l'ordre des choses ou la sagesse divine, demandoit à Dieu la production des quarrés parfaits; Dieu ayant resolu d'y satisfaire, ne pourroit se dispenser de produire des lignes incommensurables, quoyqu'elles ayant cette imperfection, de ne pouvoir estre exprimées exactement? Car un quarré ne sçauroit estre sans diagonale, qui est la distance des angles opposés. Poussons la comparaison plus avant, et comparons les lignes commensurables avec les esprits qui se soutiennent dans leur pureté, et les incommensurables avec les esprits moins reglés, qui tombent ensuite dans le peché. Il est visible que cette irregularité des lignes incommensurables vient de l'essence même des figures, et ne doit point estre imputée à Dieu. Il est visible meme, que cette incommensurabilité, n'est pas un mal positif que Dieu ne puisse point produire. Il est bien vray aussi que Dieu auroit pû l'eviter en ne creant point de figures, ny de quantités continues, mais seulement des nombres ou des quantités discretes. Mais cette imperfection des incommensurables a esté recompensée par des avantages bien plus grands, de sorte qu'il a mieux valu leur donner place à fin de ne point priver l'univers de toutes les figures. Il en est de même des esprits moins fermes à se soutenir, dont l'imperfection originale, vient de leur essence bornée selon leur degré; leur peché qui n'est qu'une chose accidentelle ou contingente (quoyqu'il ait son fondement dans leur essence sans en resulter pourtant par une consequence necessaire) vient de leur volonté; et le bien incomparablement plus grand, que Dieu sçait tirer de ce mal, vient de sa sagesse infinie, et l'a porté à ne les point exclure de l'existence, ny à les empecher de pecher. Comme il auroit pû faire en usant de sa puissance absolue, mais en renversant en même temps l'ordre des choses, que sa sagesse infinie l'avoit fait choisir.
A. Voilà des meditations fort singulieres, et qui donnent un nouveau jour à cette matiere.
B. Je crois qu'on pourroit s'expliquer par des expressions, et par des comparaisons fort
differentes des miennes. Mais je tiens qu'on ne sçauroit disconvenir du fonds de la chose, pour
peu qu'on medite. Il est conforme à S. Paul, à S. Augustin, et en partie à l'excellent ouvrage de
Luther