Series II Band 2 · No. 101.

LEIBNIZ AN MICHEL ANGELO FARDELLA

[Hannover, 5. Februar] 1691. [95.103.]

French

Extrait Auf Bl. 10 vo zunächst zwei Notizen ohne Bezug zu unserem Brief: A Dno. Bernoullio viro Clmo peto quaeri u und reddere aliquem inter philosophos id est referre. sic et referre pro ferre ut acceptum referre de ma reponse au R.P. Michel Angelo Fardella Janvier 1691

Je ne crois pas que nous soyons privés de la liberté, ny que cela s'ensuive de mes pensées, comme vous objectés; au contraire je tiens qu'il n'y a point d'hypothese, qui establisse mieux la spontaneité des actions des substances que la mienne. Et je crois aussi quoyque tout soit certain dans l'univers, que cette certitude n'importe aucune necessité dans nos actions, et laisse la contingence dans son entier. Il n'y a rien qui n'ait sa raison, mais cette raison n'est pas tousjours necessitante. Quant à l'image de Dieu, je crois que nostre liberté la represente, non pas entant que nous sommes indifferens (car cette indifference est une imperfection)[,] mais entant que nous agissons suivant la raison. Dieu n'est jamais indifferent, et lorsque nous [le] sommes, c'est nostre ignorance qui en est la cause, puisque alors la raison du choix nous manque. Mais j'attends vos pensées et objections.

J'ay mis dans cette lettre ces mots: Vous aurés la bonté de me marquer plus distinctement vos intentions, et peutestre trouverat-on quelque chose qui y soit conforme.

Je luy ay marqué que suivant l'Histoire de Camaldoli, Henri Duc de Baviere l'an 1101. avoit donné des bienfaits au monastere de Carceri et je desire qu'il s'informe, comment il faudroit faire pour obtenir la copie du diplome.