Th. Burnett an Leibniz

Londres 23 Octobr. 1700

GerhardtFrench

Londre 23 Octob. 1700.

J'ay eu soin d'envoyer vôtre papier de vos dernieres remarques sur l'essay de Mons. Lock par une main sure. Je le demandois après à son retour en ville, s'il avoit quelque chose à vous repondre là dessus. Il m'a prié (à sa coûtume) de vous temoigner la juste estime qu'il avoit de tout ce qui venoit de vous, que vous pourriez avoir du temps de poursuivre cette etude beaucoup plus que lui à l'age decrepit, avec mille autres compliment semblables; qu'il avoit leu ce que vous avez remarqué, mais ni l'état de ses affaires ni de la santé le permettoit d'y mediter comme il falloit; tout ce que vous ecririez demandoit non seulement la lecture, mais la consideration. Vous voyez, Monsieur, qu'il decline avec toute l'adresse d'entrer en aucune argumentation ou raisonnement avec personne, mais principalement avec vous. Mais je vous dis franchement, je crois qu'il a quelques autres raisons qu'il ne dit pas. Il a demis sa charge d'un des commissionaires pour le negoce l'eté passé. Cette charge lui valoit plus de 1000 @ sterl., pourtant il a fait sagement de gagner un peu du temps à l'etude et à repos. Il n'y a pas pourtant 3 jours qu'une damoiselle de qualité, fort de ses amis, m'a dit qu'il ne s'est pas bien porté tout cet été depuis son retour du campagne ....