Leibniz an Th. Burnett

GerhardtFrench

Vostre lettre a plû à Mad. l'Electrice; elle la trouve pleine non seulement de marques de vostre affection, mais encor de traits d'esprit et d'un caractere qui a plus de l'Italien que du François. Elle y repondra même pour vous mieux asseurer de son estime. Nous n'avons rien vû des livres Anglois sur la succession, car il n'y a icy que Mad. l'Electrice et moy qui entendent quelque chose de cette langue. M. Toland paroist homme d'esprit, mais il a besoin d'un peu de moderation, comme je juge par la vie de Milton. On apprendra tousjours quelque chose des livres de M. de Worcester d'à present. Je voudrois qu'on entreprit chez vous un Journal des savans qui s'attachât plustost à rapporter vos livres qu'à traduire les autres Journaux. Car maintenant nous n'apprennons des livres Anglois que ce que les Hollandois nous en apprennent qui ne sont pas les meilleurs juges. Je ne sçay en quoy M. Davenant peut avoir servi la France dans son livre, car je ne l'ay point vû. Generalement la France se peut louer de ceux qui ne sont pas assez portés à faire tous les efforts possibles au plustost contre les Bourbons, laquelle si on la laisse faire sera bientost le maistre de l'Europe. Il faut avoir perdu l'esprit pour croire, ou estre mal intentionné pour vouloir faire croire aux autres, que l'Angleterre puisse resister ou se sauver toute seule. Dieu veuille qu'on ne vienne jamais à la preuve. Celuy qui nous a donné les lettres du feu M. le Comte d'Arlington a obligé le public. On y voit clairement que les desseins du feu Roy Charles II n'estoient gueres bons et qu'il ne vouloit que de l'argent. Je m'estonne, pourquoy il estoit sorti de son caractere, lorsqu'il declara la guerre aux Hollandois la premiere fois, car quelle raison avoit il de les tant haïr? Pour la seconde fois, il le fit en partie pour satisfaire à son animosité et en partie comme pensionnaire de la France. Ce Prince est un de ceux qui ont fait le plus de mal à l'Europe. Il vous faudroit un dictionnaire non seulement comme celuy de Moreri ou M. Cellier, car on n'a que trop de dictionnaires Historiques, mais plustost qui fût semblable à celuy de M. Furetiere, où les termes des arts et professions fussent expliqués. Il me semble qu'on ecrit trop de livres chez vous pour prouver la verité de la religion. C'est une mauvaise marque et même cela ne fait pas tousjours un trop bon effect ou plustost on s'y accoutume comme aux remedes, sans en estre plus emeu. J'ay jugé souvent et d'autres en sont tombés d'accord avec moy que les predicateurs se doivent abstenir ordinairement de cette matiere, car bien loin de lever les scrupules, ils en font naistre. Les livres en langue populaire font le plus souvent le même effect, et s'ils ne sont tres bien faits comme celuy de Grotius, ils donnent prise. Je voudrois qu'on s'attachât à faire connoistre la sagesse de Dieu par la connoissance et decouverte des merveilles de la nature. C'est le vray moyen de convaincre les profanes. M. Bentley (quoyque je ne sois pas d'accord en tout avec luy en philosophie) a fort bien fait là dessus et conformement aux intentions du feu M. Boyle, lequel plûst à Dieu qu'eust donné luy même ses meditations sur cette matiere.

On a publié un livre, intitulé Annales de Paris et de la Cour des années 1698. 1699, où il y a quantité d'Historiettes et intrigues dont une partie est veritable. Le P. Natalis Alexander donnera deux volumes sur les Evangiles et Paralipomena doctrinae moralis. Et le P. le Quien du même ordre, c'est à dire Dominicain, nous donnera une nouvelle Edition de Damascenus, où il y aura beaucoup de choses non encor imprimées. Mons. Miege, Professeur à Marpourg, a donné un recueil des pieces non imprimées qui regardent le Palatinat, où il y a plusieurs lettres de Theologie et des choses qui servent à l'Histoire de l'eglise et même à l'estat. Il y a entre autres l'Itinerarium de Strasburgius que Gustave Adolphe avoit envoyé à Constantinople. M. Valentini, medecin de Giesse, a donné Opus Medico-Legale, où il y a plusieurs responsa facultatum Medicarum a judicibus aut aliis consultarum. C'est un livre bien utile. M. Petersen, autresfois Surintendant des Eglises de la ville de Lunebourg, demis de sa charge à cause du Chiliasme qu'il vouloit introduire, pretend maintenant ressusciter la doctrine d'Origene de la restitution de toutes les ames, et en a fait un grand ouvrage in folio en Allemand, où il apporte une infinité de passages des anciens et modernes, dont quelques uns n'estoient pas trop connus, et quantité de raisons pour soutenir cette doctrine et pour justifier un petit livre que Madame sa femme, qui est d'une maison noble et des plus eloquentes, avoit fait imprimer auparavant pour le même sujet (sans pourtant se nommer) sous le titre d'Evangile eternel. Cet ouvrage fait grand bruit. L'auteur pretend éclaircir par cette Hypothese beaucoup de passages de la sainte écriture et croit qu'on ne sçauroit entendre autrement ce que c'est que le peché contre le St. Esprit. On dit que plusieurs declament contre le livre de M. de Salisbury. Je crois que c'est plustost l'effect de l'envie que de la raison.

On appelle remedes topiques ceux qui s'appliquent exterieurement sur le lieu qui souffre interieurement. Je crois qu'il n'y a point de meilleure panacée que l'eau prise avec regime1.

Beilage.

Von dem vorstehenden Schreiben hat O. Klopp unter den Leibnizischen Papieren einen andern Entwurf gefunden und bekannt gemacht (Die Werke von Leibniz, 1ste Reihe, 8ter Bd. S. 271ff.). Da der letztere andere interessante Mittheilungen enthält, als der vorstehende, so mag er hier folgen:

Vostre lettre a plû à Mad. l'Electrice, elle l'a trouvée pleine non seulement de marques de vostre affection, mais encor de traits d'esprit et d'un caractere qui a plus de l'Italien que du François. Elle répondra même pour vous même asseurer de son estime. J'ay envoyé aussi à la Reine de Prusse celle que vous luy avés escrite.

Nous n'avons rien vû icy de tout ce qui a esté imprimé en Angleterre sur le reglement de la succession. Car il n'y a presque que Mad. l'Electrice et moy icy, qui entendent quelque chose de l'Anglois. Cependant c'est dommage que beaucoup de bonnes pieces ne sont veues que dans vostre isle. Je suis bien aise d'apprendre ce que vous dites à Mad. l'Electrice de la lettre escrite par un gentilhomme Ecossois et du livre de M. Toland qui sera publié maintenant. Il paroist homme d'esprit et de sçavoir, et il semble seulement qu'il a besoin d'un peu plus de moderation: c'est ce que j'ay jugé particulierement dans la vie de Milton.

Tout ce que M. l'Evêque de Worcester d'à present donnera, nous apprendra tousjours quelque chose d'utile.

Je n'auray jamais grande curiosité pour voir un auteur qui voudra refuter aujourd'huy la circulation du sang, comme fait vostre Ellis dont je n'avois pas encor ouy parler. Car on n'apprend ordinairement de vos livres que ce que les Hollandois nous en apprennent, qui ne sont pas les meilleurs juges du monde. Je voudrois qu'on entreprît chez vous un journal des sçavans qui ne s'attachât pas tant à traduire ce que font les autres journaux, comme ceux que j'ay vûs, qu'à rapporter ce qui se fait en Angleterre.

J'ay chez moy un jeune homme assés savant qui fait un journal des sçavans en Allemand, à quoy je luy fournis des memoires et notices de temps en temps, et mesme quelquesfois de vos lettres, comme j'ay fait pour refuter ce qu'on a debité en Hollande touchant la cause de la mort de Mr. Creach. Vos histoires naturelles particulieres seront tres utiles.

N'ayant point vû le livre de M. Davenant, je ne puis deviner en quoy il rend service à la France, non obstant qu'il declame contre elle. Je crois cependant en general que la France a sujet de se louer de ceux qui, soit en Angleterre, en Hollande ou ailleurs, ne sont point assés portés à faire tous les efforts possibles et sans delay pour s'opposer à la puissance immense de la Maison de Bourbon, laquelle, si on la laisse faire, sera bientost le maistre absolu de toute l'Europe. Il faut avoir perdu l'esprit pour croire, ou estre mal intentionné pour vouloir faire croire aux autres, que l'Angleterre puisse resister ou pour se sauver toute seule. Dieu veuille qu'on ne vienne jamais à l'épreuve! [Je crains qu'elle ne soit la premiere à eprouver le malheur general. Dieu nous en garde!]

Je m'imagine que Mr. Rennet étoit preparé sur la matiere, ainsi les 5 ou 6 semaines apres le livre de M. Atterbury luy suffisoient pour luy donner la forme. Je ne suis pas informé du fonds de leur dispute. J'ay ouy dire que vostre clergé inferieur pretend que l'Archevêque et les Evêques ne peuvent point faire cesser la Convocation quand bon leur semble; cependant il ne me semble pas aussi qu'un parti puisse faire quelque chose dé valable sans l'autre.

J'estime les Recueils tels que de celuy de M. Rusworth.

Celuy qui vous a donné les lettres de feu Mr. le comte Arlington, a obligé le public. On y voit clairement que les desseins du feu Roy Charles II n'estoient gueres bons et qu'il ne vouloit que de l'argent. Je m'estonne pourquoy il estoit sorti de son caractere lorsqu'il declara la guerre aux Hollandois la premiere fois. Car quelle raison avoit il de les tant haïr? Pour la seconde fois il ne le fit qu'en qualité de pensionnaire de la France, quoyque sa propre animosité y contribuât. Ce prince est un de ceux qui ont le plus contribué aux malheurs de l'Europe.

Je veux croire que le Dictionnaire de Mr. Collier sera passable. Mais pour moy, je souhaiterois qu'on en entreprît un chez vous semblable à celuy de Mr. Furetiere, où les termes des arts et mestiers fussent expliqués. Car nous n'avons que trop de dictionnaires historiques.

Madame l'Electrice est entierement pour la raison, et par consequent toutes les mesures qui pourront servir à faire que les Rois et peuples suivent la raison, seront à son goust. Le but de la science politique à l'égard de la doctrine des Formes des Republiques, doit estre de faire fleurir l'Empire de la raison. Le but de la Monarchie est de faire regner un heros d'une eminente sagesse et vertu, tel que vostre Roy d'à present. Le but de l'Aristocratie est de donner le gouvernement aux plus sages et aux plus experts. Le but de la democratie, ou politie, est de faire convenir les peuples mêmes de ce qui est de leur bien. Et s'il y avoit tout à la fois: un grand Heros, des Senateurs tres sages, et des citoyens tres raisonnables, cela feroit le meslange des trois formes. Le pouvoir arbitraire est ce qui est directement opposé à l'Empire de la Raison. [Mais il faut sçavoir que ce pouvoir arbitraire peut se trouver non seulement dans les Rois, mais encor dans des assemblées, lorsque les cabales et les animosités y prevalent à la raison, ce qui arrive dans les tribunaux des juges aussi bien que dans les deliberations publiques. Le remede de la pluralité des voix données soit publiquement soit en secret, en ballotant, n'est pas suffisant pour reprimer ces abus. Les ballotations servent en quelque maniere contre les cabales, et font qu'il n'est pas difficile de s'asseurer des suffrages par de mauvaises voyes; mais elles ont cet inconvenient que chacun peut suivre son caprice et ses mauvais desseins, sans avoir la honte d'estre decouvert, et sans estre obligé d'en rendre raison. Ainsi il faudroit penser dans le monde à des loix qui pussent servir à restreindre le pouvoir arbitraire non seulement dans les Rois, mais encor dans les deputés des peuples, et dans les juges.

Vostre Harrington dans son Oceana avoit pour but de recommander une maniere de Republique qui fût des meilleures. Je n'ay point encor vû son livre, mais les extraits que j'en ay vûs, me font douter qu'il ait assez percé jusqu'au fond de cette importante matiere. Je trouve seulement qu'il a eu raison de recommander le gouvernement des Provinces Unies, où on se range assez ordinairement à la raison dans les matieres importantes de l'Estat. [C'est entre autres, parce qu'on n'y suit pas aveuglement la pluralité des voix, mais on la mesle avec ce qui s'appelle composition amiable. C'est une maniere de traiter où l'un tache de mener l'autre à son but à force de persuasions.] Mais comme cette voye est tres vague, et ne sert de rien avec des opiniastres et mal-intentionnés, on pourroit inventer certaines loix tres practicables et tres efficaces pour reprimer des abus que l'ignorance, la passion et la malice font naistre.

Ce n'est pas assez d'empêcher la cour de gagner les suffrages pour exercer son pouvoir arbitraire; il faut voir aussi que le pouvoir arbitraire de ceux qui prennent à tache de contrecarrer, sans sujet, de bons conseils, soit refrené; autrement il est tres asseuré que la liberté degenerée en licence se perdra et retombera sous le pouvoir absolu, soit d'un étranger ou d'un homme du pays: car il est seur aussi que le pouvoir absolu des Rois est plus durable que la licence des particuliers, et rien n'est plus propre à introduire la tyrannie que cette anarchie. Surtout à present les fautes sont dangereuses en matiere d'estat à cause de la puissance transcendante de la maison de Bourbon, à la vue de laquelle on ne sçauroit en faire impunement.]

Dieu veuille conserver longtemps le Roy; mais s'il venoit à mourir dans un temps où on n'ait pas encor pris de bonnes mesures chez vous et ailleurs, gare le prince de Galles! Il est temps que le chant du coq eveille vos lions et les autres.

Mais je ne sçay comment je suis entré dans ces matieres contre mon intention. C'est à l'occasion de ce que vous m'avés demandé comment Mad. l'Electrice goustoit ce que vous aviés insinué, en écrivant non pas à elle, mais à moy.

Je n'ay point voulu la sonder là dessus, sçachant déja qu'elle est pour ainsi dire la plus populaire des princesses. [Et ce que je vous dis, Monsieur, du danger où la liberté est mise par la licence, ne vient que de mes reflexions et de l'affection que j'ay pour] la veritable liberté, qui est un des plus grands joyaux de la nature humaine, mais apres la raison; la liberté comme je vous ay dit autrefois, ne devant estre que le pouvoir de suivre la raison, definition qui sert même en theologie. Mad. l'Electrice a cela d'excellent que non seulement elle aime à suivre la raison, et la connoist à merveille, mais qu'elle a encor le talent de la faire gouster aux autres. Et il y a peu de personnes au monde où j'aye trouvé moins de passion et de caprice et une nature plus accommodante. Ainsi vous avés raison de souhaiter qu'elle fût en Angleterre; car elle serviroit merveilleusement au Roy et à l'estat, mais c'est en quoy je ne voy gueres d'apparence. [Surtout depuis que les revenus destinés pour la Reine qui est en France, et pour le duc de Golcester, ont été appliqués au besoin d'Estat.]

Je reviens à M. Toland dont vous parlés dans vostre lettre, et que je seray bien aise de voir un jour. Je croirois aisement qu'on luy a fait tort, et que la liberté qu'il s'est donnée (quelquesfois un peu excessive peutestre) a donné mauvaise opinion de luy. Car c'est la mauvaise coustume des ignorans d'apeller Athées tous ceux qui ne se rendent pas à tous prejugés, et quand on aime la veritable liberté, on n'est pas republiquain pour cela, puisque la liberté raisonnable se trouve plus asseurée, lorsque le Roy et les assemblées sont liées par de bonnes loix, que lorsque le pouvoir arbitraire est dans le Roy ou dans la multitude.

Il me semble qu'on escrit trop de livres chez vous pour prouver la verité de la religion. C'est une mauvaise marque. Cela ne fait pas tousjours un trop bon effect, et même on s'accoustume comme aux remedes sans en estre plus emeu. J'ay jugé souvent, et d'autres en sont tombés d'accord avec moy, que les predicateurs se doivent abstenir ordinairement de cette matiere, car bien loin de lever les scrupules, ils en font naistre. Les livres en langue populaire font le plus souvent le même effect. Il ne s'en trouve gueres de la force de celuy de Grotius, et s'ils ne sont tres bien faits, ils donnent prise. Je voudrois qu'on s'attachât à faire connoistre la sagesse de Dieu par la physique et mathematique, en decouvrant de plus en plus les merveilles de la nature. C'est là le vray moyen de convaincre les profanes, et doit estre le but de la philosophie. Mons. Bentley (quoyque je ne sois pas d'accord en tout avec luy en philosophie) en s'est tres bien servi en plusieurs endroits, et ne pouvoit mieux se conformer aux intentions de feu Mr. Boyle qui estoit luy même excellent pour cela. Et plût à Dieu qu'il nous eût donné luy même quelque chose de plus sur ce sujet. Cependant il ne faut point negliger aussi la Theologie revelée dont la preuve se sert de l'histoire et des langues.

On a publié un livre, intitulé Annales de Paris et de la Cour des années 1698. 1699, où il y a quantité d'Historiettes et intrigues de Paris, dont une partie paroist assez veritable. Natalis Alexander donnera deux volumes sur les Evangiles, et Paralipomena doctrinae moralis; le P. le Quien du même ordre (c'est à dire Dominicain) donnera une nouvelle Edition de Damascenus où il y aura bien des choses non encor imprimées. Mr. Miege, professeur à Marbourg, a donné un recueil des pieces non imprimées qui regardent le Palatinat, où il y a plusieurs lettres de theologiens du temps passé, et des choses qui servent à l'Histoire de l'Eglise, et même de l'Estat. Il y a entre autres l'Itinerarium de Strasburgius que Gustave Adolphe avoit envoyé à Constantinople. Mr. Valentini, medecin de Giesse, à donné Opus Medico-Legale où il y a plusieurs responsa facultatum Medicarum a judicibus aut aliis consultarum. C'est un livre bien utile. M. Petersen, autresfois Surintendant des Eglises de la ville de Lunebourg et puis demis de sa charge à cause de Chiliasme qu'il vouloit introduire, pretend maintenant ressusciter la doctrine d'Origene de la restitution de toutes les ames, et en a fait un grand ouvrage in fol. en Allemand, où il apporte une infinité de passages des anciens et modernes dont quelques uns n'estoient pas trop connus, et quantité de raisons pour justifier cette doctrine, et pour soutenir un petit livre que Madame sa femme qui est d'une maison noble et des plus eloquentes, avoit fait imprimer auparavant pour le même sujet (sans pourtant se nommer) sous le titre d'Evangile eternel. Cet ouvrage fait grand bruit; l'auteur pretend éclaircir par cette hypothese beaucoup de passages de la Ste Ecriture, et croit qu'on ne sçauroit entendre autrement ce que c'est que le peché contre le saint Esprit.

On dit que plusieurs declament contre le livre de M. l'Evêque de Salisbury. Il me semble que c'est plustost un effect de l'envie que de la raison ou de la bonne intention. Vous savés que Mr. Jablonski a publié une introduction latine du chapitre de la predestination, où il donne de grands eloges à l'auteur et à l'ouvrage. Je luy en ay donné avis. Il faut finir. Je suis avec zele etc.2

  1. 1Ort und Datum fehlen. - Aus Burnett's Brief vom 22 Août 1701 ergiebt sich, daß vorstehender Brief vom 18. Juliet 1701 datirt ist.
  2. 2Ohne Ort und Datum.